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Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Jesús Otamendiz Campos, a insisté ce mercredi sur le fait que la principale réponse du gouvernement cubain face à la crise énergétique est la reclassification des emplois, plutôt que l'interruption de ceux-ci, dans un contexte de manque de combustible qui affecte le pays.
Lors de son intervention à la Mesa Redonda, le titulaire a souligné que la priorité est de maintenir les travailleurs actifs.
« La priorité numéro un est la réaffectation professionnelle. Pas l'interruption », a-t-il affirmé.
Le ministre a expliqué qu'en raison de l'arrêt des activités lié à la pénurie de carburant, les travailleurs doivent être affectés à d'autres fonctions jugées stratégiques, telles que la production alimentaire, les services communautaires (nettoyage et ramassage des déchets), l'assistance aux personnes vulnérables et le soutien dans le secteur éducatif.
Selon le fonctionnaire, ces mesures visent à tirer parti de la main-d'œuvre disponible et à maintenir des programmes économiques et sociaux.
Otamendiz a souligné que, dans la mesure du possible, des alternatives telles que le télétravail, le travail à distance ou des modifications des heures de travail seront priorisées.
Néanmoins, il a reconnu que dans de nombreux cas, ces options ne sont pas viables, c'est pourquoi on a recours à la relocalisation.
Le ministre a rappelé que la loi prévoit le paiement de 100 % du salaire de base pendant le premier mois d'interruption du travail, et ensuite de 60 % si la situation se prolonge.
Cependant, il a averti que ce ne doit pas être la principale option : « Il est toujours préférable d'être reclassé et de toucher le salaire que d'être interrompu à 60 % », a-t-il souligné.
Les déclarations interviennent au milieu d'une grave crise énergétique à Cuba, marquée par des coupures de courant prolongées, un manque de carburant et une paralysie partielle des activités économiques.
Le gouvernement insiste sur le fait que ces mesures visent à protéger les travailleurs, bien qu'en pratique, elles reflètent les difficultés structurelles du pays à soutenir son économie au milieu de l'effondrement énergétique.
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