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La Banque Centrale de Cuba vient à peine d’annoncer ses nouveaux billets de 2 000 et 5 000 pesos et les Cubains ont réagi en faisant ce qu’ils savent faire de mieux en temps de crise : se moquer du régime.
Les billets officiels, qui ont commencé à circuler ce mercredi à La Havane, portent les portraits de Celia Sánchez Manduley et de Mariana Grajales Cuello. Mais sur les réseaux sociaux, une galerie parallèle, irrévérencieuse et dévastatrice de comédie, avec des candidats alternatifs pour occuper ces espaces, circule déjà.
Le premier de la liste est Yusuam Palacios Ortega, le jeune député et propagandiste du régime connu pour ses discours révolutionnaires enflammés.
Dans les billets parodiques de l'utilisateur Tony Ex-Flaco, il est identifié comme "Yusuam el Sexi", avec une valeur d'à peine un demi-peso.
"Je pense que Yosuan le mérite", a exprimé sur Facebook l'humoriste Andy Vázquez, pour qui Yusuam est le "Juvenil Alegre".
Otro de los favoritos en las propositions parodiques est Silvio Rodríguez, le troubadour qui a demandé un AKM pour défendre le régime. L'internaute Woody Alguacil Cubano a été direct : "BON NATIONAL de 10 mille pesos avec le visage de Silvio pour tous les avant-gardistes nationaux".
Y le profil de Facebook Edmundo Dantés Junior, avec la même conviction, a déclaré concernant sa candidate préférée, la ministre du Commerce Intérieur, Betsy Díaz Velázquez : "Si cela ne se fait pas, je ne veux rien."
Des figures de la politique internationale comme Donald Trump et Marco Rubio apparaissent également souriants sur les nouveaux billets.
Et pour couronner le tout, l'influenceuse cubaine controversée La Cintumbare, une "patriote" qui orne le billet de 2 000 pesos.
L'humour, cependant, ne cache pas la dure réalité derrière le nouveau billet qui circule à Cuba.
Le billet de 5 000 pesos équivaut à moins de dix dollars, une somme qui illustre l'effondrement du pouvoir d'achat sur l'île. Les Cubains eux-mêmes l'ont synthétisé avec ironie sur les réseaux : Mon salaire sur un billet.
Le contexte économique est dévastateur : l'économie cubaine s'est contractée de 5 % en 2025, accumulant une baisse de plus de 15 % depuis 2020. Dans ce scénario, les nouveaux billets de forte dénomination sont moins un signe de prospérité qu'un symptôme supplémentaire de l'inflation galopante qui ronge le quotidien des Cubains.
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