
Vidéos associées :
Irán a transmis ce lundi aux États-Unis une contre-proposition de 10 points pour mettre fin de manière permanente à la guerre, rejetant ainsi le cessez-le-feu temporaire que Washington avait proposé, selon l’agence d’information étatique IRNA.
La proposition a été envoyée par l'intermédiaire du Pakistan en tant que médiateur et comprend la fin des hostilités dans la région, un protocole de passage sécurisé par le Détroit d'Ormuz et la levée des sanctions américaines.
Téhéran rejette avec cette contre-proposition l'idée d'un cessez-le-feu temporaire et souligne la nécessité d'une fin permanente du conflit qui prenne en compte ses propres conditions.
Les États-Unis avaient précédemment envoyé une proposition de 15 points à l'Iran par l'intermédiaire d'Islamabad, que Téhéran a qualifiée d'excessive et d'inacceptable.
La contre-proposition iranienne arrive quelques heures avant l'échéance fixée par le président Donald Trump, qui a menacé d'attaquer des centrales électriques et des ponts si l'Iran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz avant le mardi 7 avril à 20h00, heure de Washington.
En même temps, Trump a déclaré dans une interview à Fox News qu'il croit qu'un accord sera atteint à temps et qu'il est en profonde négociation avec Téhéran.
Selon le portail Axios, qui cite quatre sources américaines, israéliennes et régionales, les négociations se déroulent par l'intermédiaire de médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs, ainsi que par des messages texte directs entre l'envoyé spécial Steve Witkoff et le ministre des Affaires étrangères iranien Abás Araqchí.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Ismail Bagaei, Bagaei a été catégorique en rejetant toute négociation sous pression : "La négociation n'est en aucun cas compatible avec des ultimatums, des crimes ou des menaces de commettre des crimes de guerre."
Bagaei a également écarté un cessez-le-feu temporaire, qu'il a qualifié de "pause pour se regrouper et se réarmer afin de continuer le crime".
Le conflit s'inscrit dans l'Opération Fureur Épique, lancée conjointement par les États-Unis et Israël le 28 février 2026 avec l'objectif déclaré d'éliminer le programme nucléaire iranien et la capacité de frappe missile du pays.
Ce lundi même, Israël a éliminé le général de brigade Majid Khademi, chef de l'Organisation du renseignement du Corps des gardiens de la révolution iranienne, dans une attaque aérienne sur Téhéran, et a attaqué la plus grande usine pétrochimique du pays à Asaluyeh.
Quatre sources consultées par Axios décrivent les probabilités d'accord avant l'expiration de l'ultimatum comme faibles, qualifiant les négociations actuelles de "dernière chance" pour éviter une escalade dramatique.
"Notre exigence est la fin de la guerre imposée, accompagnée de garanties que ce cycle néfaste ne se reproduira pas."
Archivé dans :