Hezbollah annonce de nouvelles attaques contre Israël en raison de sa "violations" du cessez-le-feu



Bombardement du Liban, image de référencePhoto © X / Mario Nawfal

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Le groupe chiite libanais Hezbolá a annoncé dans la nuit de ce jeudi avoir lancé de nouvelles attaques à roquettes contre le nord d'Israël, accusant Tel Aviv d'avoir violé l'accord de cessez-le-feu conclu entre l'Iran et les États-Unis.

L'attaque a été décrite comme la première depuis l'annonce de la trêve, que le président Donald Trump a proclamée mercredi sur son réseau social Truth Social après des discussions médiées par le Pakistan.

Des sirènes d'alerte ont retenti dans des localités du nord d'Israël, y compris Kiryat Shmona, bien qu'un morceau de roquette intercepté soit tombé dans une zone ouverte sans causer de blessés ni de dommages matériels.

Hezbolá a justifié l'action en arguant que les bombardements massifs israéliens sur le Liban constituent une violation du cessez-le-feu, et a réaffirmé son "droit de répondre" aux attaques d'Israël contre le territoire libanais.

La dispute trouve son origine dans une ambiguïté délibérée de l'accord : tant Israël que Washington ont clairement exclu le front libanais du pacte dès le départ.

Trump a déclaré dans une interview avec PBS que les attaques d'Israël contre le Hezbollah sont "une escarmouche à part" et ne font pas partie de l'accord avec l'Iran. "Pour le Hezbollah. Elles n'ont pas été incluses dans l'accord. Cela sera également résolu. Pas de problème".

Le Bureau du Premier ministre israélien avait clairement indiqué dès le départ que le cessez-le-feu avec l'Iran n'incluait pas le Liban, une position que le gouvernement de Netanyahu a publiquement soutenue.

Les attaques israéliennes se sont concentrées à Beyrouth, dans la vallée de la Békaa et dans le sud du pays. Les Forces de défense d'Israël ont émis des ordres d'évacuation à Al-Abassiya, dans le district de Tyr, et des alertes pour les citoyens du sud de Beyrouth.

La réponse de Téhéran a été immédiate : l'Iran a de nouveau suspendu le transit des navires pétroliers par le détroit d'Ormuz, à peine quelques heures après que les premiers bateaux aient commencé à traverser après la trêve de mardi.

L'agence Fars, liée à la Garde révolutionnaire iranienne, a été la première à informer de la nouvelle fermeture, indiquant que cette mesure était une réponse directe aux bombardements israéliens au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Seyed Abbas Araghchi a été plus loin en qualifiant d'irraisonnable tout cessez-le-feu qui n'inclut pas Israël, avertissant que les États-Unis doivent choisir entre la trêve ou la guerre à travers leur allié, a rapporté EFE.

L'Iran a également conditionné sa participation aux négociations de vendredi à Islamabad à l'extension du cessez-le-feu au Liban, selon le journal Wall Street Journal.

Le Conseil norvégien des réfugiés a averti que l'exclusion du Liban du cessez-le-feu "menace d'alimenter une escalade supplémentaire et de saper la stabilité".

Les négociations formelles entre les États-Unis et l'Iran sont programmées pour le vendredi 10 avril prochain à Islamabad, avec le vice-président JD Vance et le représentant iranien Mohammad Bagher Ghalibaf comme principaux interlocuteurs, et le Pakistan, l'Égypte et la Turquie en tant que médiateurs, a souligné EFE.

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