Elías Amor fait allusion à des changements importants qui surviendraient à Cuba en juin

Elías Amor affirme que dans les premiers jours de juin, des changements très importants pourraient survenir à Cuba, bien qu'il reconnaisse qu'il s'agit de rumeurs.



Elías AmorPhoto © Capture d'écran de Facebook / CiberCuba

L'économiste Elías Amor a déclaré dans une interview avec CiberCuba que "dans les premiers jours du mois de juin, nous allons recevoir des surprises" à Cuba, et que "il est très possible qu'il se produise quelque chose de très important dans ce processus que nous observons".

Amor a reconnu que ses informations ne sont que des rumeurs et qu'on ne lui avait pas donné de détails précis sur la nature des changements.

"Je ne devrais peut-être rien dire parce que ce sont des rumeurs et tout ça, mais je ne voudrais pas ternir mon programme avec ce genre de choses," a-t-il admis, avant d'ajouter que "l'illusion que nous avons tous est que Cuba soit libre et démocratique, et moi plus que quiconque, parce que mon temps est compté."

L'expert a également indiqué que, selon les informations reçues, "il est déjà convenu qui va assumer cette position" suite au changement éventuel, et que ce relais provoquera des divisions internes dans le système cubain.

Selon son expérience, ces divisions sont précisément le mécanisme qui fait tomber les régimes autoritaires : "Quand les anomalies ne peuvent être corrigées, le système s'effondre".

Le contexte de ces allusions est concret : le 5 juin est la date limite fixée par l'OFAC pour que les entreprises et les institutions financières étrangères cessent leurs opérations avec GAESA, le conglomérat militaire cubain, sous menace de sanctions secondaires.

Ce délai a été annoncé le 7 mai par le Département d'État dans le cadre de l'Ordre Exécutif 14404 signé par Donald Trump le 1er mai. De plus, le 20 mai, le Département de la Justice des États-Unis a déposé sept chefs d'accusation pénale fédérale contre Raúl Castro pour l'abattage des avions de Hermanos al Rescate en 1996.

Amor a également mentionné avec ironie que Raúl Castro fête ses 95 ans le 3 juin, et a écarté l'idée qu'une "extraction à la Maduro" aurait un sens : "Je pense que cela serait lui donner une célébrité, que tout le monde regarde le pauvre vieux, et personne ne valoriserait qu'il est un meurtrier."

L'économiste a comparé la situation à celle de Francisco Franco en Espagne en 1975 : "Franco est mort dans son lit et n'a payé pour aucun des crimes commis quelques mois avant sa mort".

Ce n'est pas la première fois que l'économiste émet des prédictions de ce type. Le 30 avril, dans cet même espace, il avait déjà affirmé que Cuba sera libre avant l'été, comparant ce changement potentiel à ce qui s'est passé au Venezuela.

Cette prévision s'inscrit dans un contexte de crise économique : la CEPAL prévoit une contraction du PIB cubain de 6,5 % en 2026, la pire d'Amérique latine et des Caraïbes, tandis que The Economist Intelligence Unit a estimé en mars une contraction de 7,2 %.

L'administration Trump a appliqué plus de 240 sanctions contre Cuba depuis janvier 2026, avec des mesures visant particulièrement GAESA, dans ce que les analystes décrivent comme la plus grande pression extérieure sur le régime depuis des décennies.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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