Visa et Mastercard cesseraient d'opérer via FINCIMEX à Cuba

Un banco étranger a rompu ses liens avec FINCIMEX et a suspendu ses opérations avec Visa et Mastercard à Cuba depuis le 6 juin en raison de l'Ordre Exécutif 14404 de Trump.



Visa et MastercardPhoto © Wikimedia Commons

Le Banque centrale de Cuba a informé ce mercredi qu'une institution étrangère non identifiée, chargée de traiter les opérations avec les cartes Visa et Mastercard dans le pays, a communiqué à FINCIMEX S.A. l'interruption de sa relation commerciale, avec effet à partir du 6 juin 2026.

La décision répond directement à l'Ordre Exécutif No. 14404, signé par le président Donald Trump le 1er mai 2026, quiÉtend le régime de sanctions américaines contre Cuba et introduit des pénalités secondaires pour les institutions financières étrangères ayant des liens avec des entités bloquées.

Le régime cubain, qui attribue toutes ces mesures à une « stratégie d'asphyxie » de Washington, a informé que d'autres moyens de paiement en devises restent opérationnels : espèces, cartes prépayées 100 % nationales Clásica et Tropical, ainsi que des cartes internationales Mir — d'origine russe — et UnionPay — d'origine chinoise — ce qui reflète la dépendance croissante du régime vis-à-vis de ses alliés non occidentaux.

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Le délai pour que les entreprises étrangères rompent leurs relations avec les entités sanctionnées expirait précisément entre le 5 et le 6 juin, ce qui a déclenché une vague de sorties simultanées du marché cubain.

Avec la rupture, Cuba est empêchée de recevoir des revenus provenant de la commercialisation de biens et services par le biais de cartes Visa et Mastercard, les deux réseaux de paiement international ayant la plus grande portée mondiale.

FINCIMEX (Financière Cimex S.A.) est l'entité cubaine en charge de la gestion des remises et du traitement des cartes internationales sur l'île, liée au Groupe CIMEX et considérée par Washington comme faisant partie de la structure financière militaire du régime.

Ce n'est pas la première fois qu'elle fait face à des sanctions : en novembre 2020, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) l'avait déjà bloquée pour le traitement des envois de fonds de personnes sous juridiction américaine.

La Directive Exécutive 14404 va plus loin : elle désigne GAESA (Groupe d'Administration Entreprise S.A.), le conglomérat contrôlé par les Forces Armées cubaines, comme objectif central des sanctions.

Le 7 mai, le Département d'État a appliqué les premières désignations en vertu de cet ordre, incluant GAESA, sa directrice Ania Guillermina Lastres Morera et la société minière d'État Moa Nickel S.A.

L'impact des sanctions va au-delà du système de paiements. Ce mercredi même, le groupe hôtelier Meliá a annoncé la cessation de ses opérations dans 15 hôtels à Cuba en raison du risque de sanctions secondaires liées à GAESA, et Iberostar a confirmé son départ de 12 hôtels pour des raisons similaires.

Grandes compagnies maritimes ont également suspendu leurs opérations de fret vers et depuis Cuba, affectant jusqu'à 60 % du trafic maritime de marchandises de l'île, selon des rapports de Reuters et EFE.

Depuis janvier 2026, les États-Unis auraient accumulé plus de 240 sanctions contre Cuba dans le cadre de la politique de pression maximale de l'administration Trump.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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