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Camagüey, Santiago de Cuba et Mayabeque figurent parmi les provinces avec le plus grand nombre de rapports d'animaux en liberté sur les voies, un phénomène qui continue de provoquer des accidents et de mettre en danger la vie des conducteurs et des piétons.
Les chiffres officiels du ministère de l'Agriculture (Minag) indiquent que les amendes imposées pour ce motif dépassent les 2,2 millions de pesos depuis le début de l'année.
Jusqu'en juin, les autorités ont effectué 1 932 patrouilles sur les routes principales et 146 inspections sur les lignes ferroviaires, ce qui a permis de détecter 106 animaux en divagation. De plus, le gouvernement a décidé de confisquer 278 têtes de bétail pour cette raison.
La proportion entre les trajets effectués et les détections soulève des interrogations sur l’efficacité réelle de ces opérations. Les actions de contrôle ont donné lieu à 210 amendes pour un montant total de 2 millions 250 mille pesos et 573 procès-verbaux d'avertissement ont été dressés à des propriétaires de bétail.
Les sanctions économiques, dans un contexte de crise généralisée et de pénurie de ressources pour le secteur agroalimentaire, constituent un fardeau supplémentaire pour de nombreux producteurs.
Dans l'ouest de Cuba, des territoires comme Pinar del Río, Artemisa et Matanzas affichent de faibles taux de saisies et de sanctions, mais Mayabeque se trouve dans une situation délicate en raison de la présence de bissons dans des zones proches des routes, ce qui augmente considérablement le risque d'accidents graves.
Les autorités ont exhorté les éleveurs à améliorer les clôtures périmétriques et renforcer le contrôle de leurs animaux. Cependant, cette mesure a suscité des critiques parmi les producteurs qui soulignent le manque de matériaux, la dégradation des infrastructures rurales et l'absence de soutiens efficaces pour garantir la sécurité routière dans les zones agricoles.
Le problème des animaux errants sur les routes et les voies ferrées n'est pas nouveau. La persistance démontre que les mesures punitives, sans un plan global de prévention et d'entretien des itinéraires, auront du mal à réduire les taux d'accidents dans le pays.
Questions fréquentes sur les problèmes des animaux en liberté et la crise dans l'élevage à Cuba
Quelles sont les provinces les plus touchées par la présence d'animaux errants sur les routes à Cuba ?
Camagüey, Santiago de Cuba et Mayabeque sont les provinces les plus touchées par la présence d'animaux errants sur les routes. Ce phénomène a provoqué des accidents et met en danger la vie des conducteurs et des piétons.
Combien le gouvernement cubain a-t-il récolté en amendes pour des animaux errants sur les routes ?
Le gouvernement cubain a perçu plus de 2,2 millions de pesos en amendes en raison de la présence d'animaux errants sur les routes. Les sanctions économiques représentent un fardeau supplémentaire pour les producteurs dans un contexte de crise généralisée.
Comment la crise de l'élevage affecte-t-elle la sécurité routière à Cuba ?
La crise de l'élevage cubain, marquée par la perte de plus de 900 000 têtes de bétail depuis 2019, a augmenté le risque d'accidents en raison de la présence d'animaux errants sur les routes. Le manque de ressources et de soutien pour les producteurs contribue à l'insécurité routière.
Quelles mesures le gouvernement cubain a-t-il prises pour contrôler la situation des animaux errants ?
Le gouvernement a effectué des tours et des inspections pour détecter des animaux en liberté, imposant des amendes et confisquant du bétail. Cependant, ces mesures ont été critiquées pour leur manque d'efficacité et l'impact économique sur les producteurs.
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