La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a été reconnue mercredi comme commandante en chef de la Force Armée Nationale Bolivarienne (FANB), 25 jours après que les États-Unis aient capturé à Caracas le président Nicolás Maduro ainsi que son épouse, Cilia Flores, avant de les transférer à New York.
Dans un acte diffusé par la chaîne d'État Venezolana de Televisión (VTV), les différents composants de la FANB, dirigés par le ministre de la Défense, Vladimir Padrino López; le ministre de l'Intérieur et de la Justice, Diosdado Cabello; et le président du Parlement, Jorge Rodríguez, ont prêté allégeance à la leader chaviste, a rapporté EFE.
Rodríguez, qui a qualifié la cérémonie d'acte "symbolique", a fait prêter serment à la FANB "devant Dieu" qu'elle honorera "le saint serment de défendre la patrie, sa Constitution, ses lois et ses institutions jusqu'à perdre la vie si nécessaire".
Lors de l'événement, la responsable a demandé aux militaires et aux policiers de défendre “l'avenir et la paix” du pays. “Nous allons vaincre, nous allons ensemble défendre l'avenir et garantir une paix durable”, a-t-elle déclaré.
Pour sa part, Diosdado Cabello a exprimé la « loyauté absolue » des organismes de sécurité et a affirmé que « défendre la gestion de la présidente par intérim, c'est défendre la continuité du gouvernement et l'intégrité du peuple vénézuélien ».
Dans la même veine, Vladimir Padrino López a juré au nom de la FANB "loyauté et soumission absolue" à Rodríguez et lui a remis le bâton de commandement du pays, lors d'un acte auquel, selon la télévision d'État, ont assisté 3 200 combattants.
« Nous jurons fidélité et subordination absolue à la citoyenne Delcy Rodríguez en tant que présidente par intérim de la République bolivarienne du Venezuela », a déclaré le ministre de la Défense.
Rodríguez a assumé les fonctions de l'Exécutif le 5 janvier dernier, après avoir prêté serment devant le président du Parlement, Jorge Rodríguez, conformément à un ordre du Tribunal Suprême de Justice (TSJ).
La mandataria a assuré que le Venezuela entame un nouveau "moment politique" et a annoncé un processus "exploratoire" pour relancer les relations avec les États-Unis, qui inclut la vente de pétrole vénézuélien.
Ce même jour, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a affirmé devant le Congrès que l'administration du président Donald Trump "ne prépare ni n'a l'intention d'exécuter une nouvelle attaque sur le territoire vénézuélien", bien qu'il n'ait pas écarté l'utilisation de la force pour inciter le gouvernement intérimaire à coopérer.
Trump, pour sa part, a exigé un "accès total au pétrole du Venezuela" et a récemment affirmé que le gouvernement dirigé par Rodríguez "a démontré un leadership très fort".
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