"No vayas" : Un touriste canadien raconte une expérience désastreuse dans un hôtel cubain



Des touristes marchent sur le rivage de la plage de Varadero (Image de référence)Foto © CiberCuba

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Une touriste canadienne identifiée comme Kristina Avey a publié un long témoignage dans le groupe Facebook Cuba Vacations & Resort Reviews, dans lequel elle a alerté les voyageurs de son pays sur les conditions “non sécurisées” d'un hôtel sur l'île.

Avey -qui a assuré s'être rendu plusieurs fois auparavant sur l'île- n'a pas mentionné le nom de l'hôtel ni la date exacte de son séjour, mais a affirmé que son expérience a été la pire qu'il ait vécue à Cuba.

“Non. Va pas. Ici. […] Cet endroit N'EST PAS SÉCURISÉ POUR LES TOURISTES”, commença-t-il en décrivant en détail son expérience.

Réception hostile et présumé tentative de vol

À son arrivée, la famille n'a pas reçu la traditionnelle boisson d'accueil et, selon son témoignage, la réceptionniste était "méprisante et très impolie".

La situation s'est aggravée lorsque les amis qui voyageaient avec eux ont découvert que des boissons alcoolisées achetées au Duty Free avaient disparu de la chambre où l'hôtel gardait leurs bagages.

Avey affirme que le personnel a nié toute connaissance des bouteilles, jusqu'à ce qu'un autre employé les désigne derrière le comptoir.

“Nous partons du principe que l'autre employé avait l'intention de les voler”, a-t-il écrit.

En recevant la chambre, ils ont trouvé des murs avec de la moisissure « peinte par-dessus », ce qui leur a causé des congestions pendant tout le séjour.

Épisode violent au bar : "Qu'il aille se faire f***re."

Le premier essai du mari d'Avey de prendre un verre de vin avant le dîner s'est terminé par une altercation.

Dans un hôtel supposément tout compris, le serveur a exigé d'acheter la bouteille entière et n'acceptait que des espèces, ce qui a déclenché une discussion.

«Le personnel a dit qu'il allait appeler la sécurité», a-t-il raconté.

Horas plus tard, au buffet, le même employé s'est approché de sa table et a dit à son mari de se “jda**”, un acte que la touriste a qualifié d'absolument inacceptable et qui l'a fait se sentir “insécure dans le complexe”.

Services fermés et nourriture rare

La touriste a affirmé qu'il n'y avait pas de spectacles, que la discothèque n'a jamais ouvert et que le bar à snacks fermait trop tôt.

L'offre de nourriture se limitait à des « sandwiches au jambon et au fromage et des bananes frites », sauf une seule après-midi dans toute la semaine où ils ont pu manger des frites.

Bien que l'hôtel se présentait comme adapté aux familles, le dîner commençait à 19h00 et "nous étions les seules personnes là avec des enfants".

Aucun des restaurants à la carte n'a ouvert durant son séjour.

Personnel démotivé et pressions pour changer de l'argent

Avey assure qu'une grande partie du personnel semblait "misérable" et qu'ils leur demandaient constamment de changer des dollars canadiens, en alléguant que les banques cubaines n'acceptent ni les billets usés ni ceux du Canada.

« Littéralement, chaque membre du personnel qui s'est approché de moi m'a demandé d'échanger de l'argent », a-t-il commenté, qualifiant le processus de confus et suscitant la méfiance.

De plus, il a dénoncé qu'en essayant de reconvertir des pesos cubains en dollars canadiens, on ne leur offrait que 50 % de ce qui avait été initialement payé.

“Encore une fois, en train de voler notre argent”, affirma-t-il.

L'incident le plus grave : Évanouissement, vomissements noirs et argent disparu

Le fait le plus alarmant, dit Avey, s'est produit une nuit où son mari est allé prendre un verre avec un ami. Vers 23h00, elle l'a trouvé inconscient sur le sol devant la porte de la chambre.

Plus tard, il a commencé à vomir "noir", il ne pouvait ni parler ni se tenir debout. Deux hommes ont dû l'aider à le porter jusqu'à la chambre.

«Mon mari a pensé qu'il était en train de mourir. […] Il a insisté sur le fait qu'il avait été empoisonné», a expliqué.

L'homme a dormi toute la journée suivante, quelque chose de tout à fait inhabituel, selon sa femme.

Après, ils ont découvert qu'il lui manquait 270 dollars canadiens.

Un ami qui voyageait avec eux a vécu un épisode similaire et a également perdu 300 dollars.

Avey désigne directement un serveur du bar du hall : « Je pense que mon mari a été drogué par un serveur. »

Lors de son dernier jour, le mari de son amie a commandé une bière et il affirme que le serveur a emporté le verre dans une arrière-salle et l'a ramené sans mousse ni carbonatation.

«C'est quelque chose de terrifiant», dit Avey, se rappelant qu'il s'agissait du même employé impliqué dans les incidents précédents.

La publication se termine par un avertissement direct à tous les éventuels touristes canadiens à Cuba.

"Ne va pas ici. Ce n'est pas sûr pour les Canadiens."

Ce témoignage renforce l'insatisfaction croissante des touristes étrangers face à la dégradation du secteur hôtelier à Cuba, un domaine profondément affecté par la crise économique et le manque de contrôle de l'État, qui a entraîné des abus, des manques et des situations à risque pour les visiteurs.

Le panorama se complique : Des touristes canadiens bloqués à Cuba

La crise énergétique et la pénurie de carburant pour l’aviation à Cuba ont laissé ces jours-ci des milliers de touristes canadiens bloqués sur l’île, avec des vols annulés et une incertitude croissante concernant leur retour.

Des compagnies aériennes comme Air Canada, Air Transat et WestJet ont suspendu leurs opérations régulières et ne réalisent que des vols de retour pour rapatrier leurs clients, après que les autorités cubaines ont averti qu'il n'y avait pas de kérosène disponible pour les vols internationaux pendant au moins un mois, provoquant ce que certains décrivent comme "le chaos total" parmi les voyageurs concernés.

Les compagnies aériennes ont annoncé des plans pour ramener les touristes, mais le manque de carburant, les coupures de courant et l'annulation de vols ont transformé des vacances en une expérience de stress constant.

Pendant ce temps, le gouvernement canadien les exhorte à confirmer leurs détails de vol et à éviter de prolonger leur séjour au milieu d'une situation qu'ils considèrent comme "imprévisible".

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