Le porte-parole de la Maison Blanche dément les reportages sur des conversations entre les États-Unis et Cuba

Voiture à La Havane avec les drapeaux de Cuba et des États-Unis. (Image de Référence).Foto © CiberCuba

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Anna Kelly, porte-parole de la Maison Blanche, a publié ce lundi un message sur X dans lequel elle a discrédité des journalistes et des médias qui, selon elle, sont trompés par des sources anonymes prétendant savoir ce que le président Donald Trump et le secrétaire d'État, Marco Rubio, envisagent de faire concernant Cuba.

Kelly a écrit : "Tant de journalistes et de médias sont trompés par des 'sources' anonymes qui prétendent savoir ce que fera le président Trump et le secrétaire Rubio à Cuba. Avertissement : ces journalistes (et leurs 'sources') n'ont aucune idée de ce dont ils parlent."

Le démenti intervient dans le cadre d'une dispute médiatique qui s'étend depuis le 16 mars, lorsque The New York Times a publié un reportage basé sur quatre sources anonymes affirmant que Washington aurait proposé à La Havane le départ de Miguel Díaz-Canel comme condition pour avancer dans les négociations bilatérales.

L'article indiquait également que les États-Unis chercheraient la libération des prisonniers politiques et des réformes économiques graduelles, mais que "jusqu'à présent, ils n'exercent aucune pression pour une action contre les membres de la famille Castro, qui restent les principaux acteurs de pouvoir dans le pays".

Le 18 mars, Marco Rubio a qualifié ce reportage de "fausse nouvelle" et a accusé les médias de s'appuyer sur des "charlatans et des menteurs qui prétendent être bien informés comme leurs sources".

Ce même jour, Steven Cheung, directeur des Communications de la Maison Blanche, a renforcé le démenti en affirmant que "les seuls à connaître la situation à Cuba sont le président Trump et Marco Rubio".

L'New York Times a répondu par l'intermédiaire de son porte-parole Charlie Stadtlander, qui a défendu la véracité du reportage et a souligné que les journalistes avaient contacté le Département d'État "bien avant la publication" sans recevoir d'objections.

Stadtlander a été direct : "Ni vous ni personne d'autre n'avez présenté de réfutation factuelle à l'information. Nos informations sont véridiques et précises."

Le tweet de Kelly de ce lundi répond également à un nouveau reportage publié dimanche par The Atlantic, qui affirmait que l'administration Trump a préparé un plan de changement de régime à Cuba combinant pression économique, possibles charges légales en Floride contre les élites cubaines et contacts politiques pour forcer une transition.

Un fonctionnaire anonyme cité par cette publication a déclaré : "Le changement de régime est déjà prêt", en attente seulement de la décision finale de Trump.

En plein milieu de cette dispute, Díaz-Canel a confirmé devant le Bureau Politique du Parti Communiste de Cuba l'existence de contacts avec les États-Unis, sans toutefois fournir de détails sur leur contenu. Cuba a libéré 51 prisonniers après une médiation du Vatican, bien que le régime ne les ait pas reconnus comme des prisonniers politiques, et le vice-ministre Carlos Fernández de Cossío a affirmé que les prisonniers politiques "ne font pas partie du dialogue" avec Washington.

La prolifération de reportages basés sur des sources anonymes reflète l'opacité avec laquelle les deux gouvernements gèrent les discussions, tandis que l'administration Trump insiste sur le fait qu'aucune source externe n'a un accès réel à ce qui se passe dans ces négociations.

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