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Miguel Díaz-Canel a remercié ce mercredi la Russie pour l'envoi récent de pétrole à Cuba, bien qu'il ait reconnu que la cargaison est insuffisante face à la grave crise énergétique que traverse le pays.
Dans un message publié sur le réseau social X, le président a exprimé sa gratitude envers le gouvernement de Vladimir Poutine et l'équipage du pétrolier Anatoly Kolodkin, soulignant l'“amitié éprouvée” entre les deux pays en des temps difficiles.
Díaz-Canel a affirmé que le combustible contribuera à soulager la situation dans les semaines à venir, mais il a admis que ce n'est pas suffisant au milieu de la pénurie actuelle, qui a provoqué des coupures de courant prolongées dans une grande partie de l'île.
Le dirigeant a également défendu le droit de Cuba à importer du carburant sans pressions extérieures et a assuré qu'on travaille déjà à la décharge, au traitement et à la distribution du brut.
Le pétrolier russe Anatoly Kolodkin est arrivé ce mardi dans la baie de Matanzas, devenant ainsi le premier navire chargé de pétrole à toucher Cuba depuis près de trois mois.
"À Matanzas se trouve le pétrolier russe Anatoli Kolodkin. À cette heure, le cargo russe qui apporte de la solidarité à Cuba entre dans la baie de Matanzas. C'est le premier pétrolier à entrer sur l'île après la signature de l'ordre exécutif par Trump et son blocus sur l'entrée des combustibles dans le pays", a écrit Pedro Rizo Martínez.
Canal Caribe, la télévision d'État cubaine, a présenté l'arrivée du pétrolier à la base de supertankers de Matanzas comme une victoire face à l'embargo américain, omettant que l'envoi avait été préalablement négocié et autorisé par Washington.
Ce que la couverture officielle a omis, c'est que la Russie a discuté de l'envoi au préalable avec les États-Unis, et que Washington a autorisé l'entrée du navire pour des raisons humanitaires, notamment pour atténuer la crise énergétique qui affecte les hôpitaux et les services essentiels.
De plus, l'administration américaine a également autorisé la fourniture de carburant pour les générateurs distribués sur l'île, dans le cadre d'une concession humanitaire ponctuelle.
Le navire, qui a accosté avec 100 000 tonnes de brut, équivalentes à 730 000 barils, n'est qu'un soulagement temporaire pour Cuba qui traverse l'une des pires crises énergétiques de son histoire.
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