
Donald Trump a répété ce samedi sa blague récurrente sur une éventuelle candidature présidentielle en 2028, cette fois devant les correspondants de la Maison Blanche réunis lors du dîner annuel reprogrammé du syndicat, où le président a enfilé une casquette rouge avec l'inscription «TRUMP 2028» et a suscité des rires qui, selon plusieurs médias présents, se sont atténués au fur et à mesure de l'avancement de son discours.
«Je souhaite annoncer mon intention de me porter candidat à un quatrième mandat en tant que président. J'ai gagné trois fois et je le ferai à nouveau», a déclaré Trump devant le public, dans une phrase qu'il avait déjà répétée quelques jours auparavant.
Ce ne fut pas la première fois de la semaine. Le mercredi 23 juillet, lors d'un événement à la Wheeler High School de Marietta, en Géorgie, Trump avait déclaré « je suis ici pour annoncer ma candidature » avant de préciser « c'est une blague ». Selon l'agence EFE, le président a répété la blague au moins deux fois lors d'apparitions publiques durant cette même semaine.
L'argument que Trump utilise pour soutenir la blague est qu'il n'a jamais reconnu sa défaite face au démocrate Joe Biden lors des élections de 2020, alléguant une fraude électorale sans que des preuves ne viennent étayer ses dires. En s'attribuant cette victoire, il compte trois succès présidentiels —2016, 2020 et 2024— d'où la référence à un « quatrième mandat ».
Cependant, la plaisanterie se heurte à un obstacle constitutionnel insurmontable : le 22ème amendement de la Constitution des États-Unis, ratifié en 1951, interdit à une même personne d'être élue présidente plus de deux fois. Trump, âgé de 80 ans, est actuellement à son deuxième mandat (2025-2029), après avoir gouverné entre 2017 et 2021.
Modifier cet amendement nécessiterait le vote des deux tiers des deux chambres du Congrès et la ratification des trois quarts des États —38 sur 50—, un processus que les experts considèrent pratiquement inviable. Le député républicain Andy Ogles a proposé une initiative en ce sens, mais n’a pas progressé au sein du Congrès.
La dîner de ce samedi était la version reprogrammée de l'événement original d'avril 2026, qui avait dû être suspendu lorsque une fusillade aux abords de l'hôtel Washington Hilton a obligé à évacuer Trump, la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance. L'Association des Correspondants s'était alors engagée à reprogrammer l'événement dans un délai de 30 jours.
V plusieurs médias ont décrit l'intervention de ce samedi comme longue et combative, avec des blagues qui « sont majoritairement tombées à plat ». Ce n'est pas la première fois que Trump évoque l'idée de prolonger son mandat : depuis janvier 2025, il a mentionné à plusieurs reprises la possibilité d'un troisième mandat, et en février 2026 il a évité de répondre directement s'il continuerait au pouvoir après 2029.
En juin dernier, Trump s'est exprimé sur les candidats républicains potentiels pour lui succéder, mentionnant Marco Rubio et JD Vance comme options pour 2028, ce qui contraste avec ses blagues récurrentes sur le fait de se maintenir en fonction.
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