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Rusia a de nouveau attaqué l'administration Trump en raison des nouvelles sanctions contre le régime cubain.
“Il s'agit d'une nouvelle et radicale récurrence dans la stratégie répétée de Washington de pression maximale sur l'Île de la Liberté, dont l'objectif est d'asphyxier économiquement l'île,” a déclaré ce samedi María Zajárova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, selon EFE.
«La posture de la Russie à cet égard reste inchangée : les mesures unilatérales à portée punitive contre des États souverains et indépendants, adoptées en dehors du cadre de l'ONU et de ses dispositions, ainsi que d'autres normes du Droit international, sont catégoriquement inacceptables», a-t-il ajouté.
La fonctionnaire a déclaré que le ministère des Affaires étrangères russe condamne « énergiquement les mesures restrictives illégitimes contre La Havane, la pression sur le leadership cubain et les citoyens de ce pays ».
“Nous sommes convaincus que, malgré les obstacles externes sur son chemin de développement, Cuba continuera à entretenir des liens économiques externes efficaces”, a-t-il ajouté.
Zajárova a souligné le fait que la Russie soit classée comme un « État hostile et malveillant » dans la récente déclaration de la Maison Blanche concernant l'île.
« Mettre des étiquettes ne contribue ni à stabiliser le dialogue russo-américain ni à augmenter l'efficacité des importants efforts de médiation de Washington pour résoudre des crises dans diverses régions du monde », a-t-il averti.
«Nous ne pouvons pas accepter les tentatives de créer des obstacles à la coopération internationale, et encore moins avec un pays qui fait face à une situation socio-économique complexe, en grande partie causée par le blocus commercial, économique et financier américain qui dure maintenant depuis près de 70 ans», a-t-il déclaré.
La fonctionnaire estime qu'il ne peut pas être considéré que la relation entre le régime de Poutine et celui de Cuba "nuise aux intérêts de quiconque".
« Nous avons l'intention ferme de la développer de manière cohérente au bénéfice des peuples de nos États, et pour le renforcement de la sécurité et de la stabilité internationales », a-t-il conclu.
Les déclarations du ministère russe des Affaires étrangères s'ajoutent à celles de l'ambassadeur russe auprès de l'ONU, Vasili Nebenzia, qui a établi un parallèle entre la crise vénézuélienne et l'avenir de Cuba, au milieu de l'augmentation des tensions entre Washington et La Havane, et après la capture surprise de Nicolás Maduro.
Dans des déclarations à la télévision d'État russe, citées par l'agence EFE, Nebenzia a affirmé qu'en revanche à Venezuela -où selon le Kremlin une trahison interne a permis la chute de Maduro- à Cuba, il n'y a pas de fissures au sein de l'appareil de pouvoir.
« Au Venezuela, il y a eu sans aucun doute une trahison. C'est un sujet dont on parle de manière tout à fait ouverte. Une partie des hauts fonctionnaires, en fait, a trahi le président », a-t-il affirmé.
En réponse au blocus américain, le Kremlin a déplacé des pièces diplomatiques et militaires. En mars 2025, la Russie et Cuba ont signé un accord de coopération militaire, ce qui a encore consolidé leur alliance stratégique.
Plus récemment, le ministre de l'Intérieur de Russie, Vladímir Kolokóltsev, a visité l'île et a rencontré Raúl Castro.
Lors de cette visite, Kolokóltsev a fermement condamné l'opération américaine au Venezuela.
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