Opération à Santiago de Cuba laisse plus de 200 motos immobilisées



Moteurs immobilisés à Santiago de CubaPhoto © Facebook/CMKC Radio Revolución

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Un large opération contre les motocyclistes et les conducteurs de voitures à Santiago de Cuba a abouti ce jeudi à la rétention de plus de 200 motos et au moins 20 voitures, selon des dénonciations reçues par le communicateur Yosmany Mayeta Labrada.

Le citoyen Fernando Mendoza, l'un des concernés, a décrit que les autorités déplacent des motos et des voitures vers le dépôt "pour n'importe quelle raison", ce qui a suscité l'inquiétude parmi les travailleurs du transport informel de la ville.

Les images diffusées montrent plusieurs personnes rassemblées à proximité de ce qui semble être une zone de rétention, avec un nombre considérable de véhicules occupés et des citoyens en attente d'informations sur leurs moyens de transport.

Jusqu'à présent, aucune explication officielle n'a été donnée concernant les raisons de l'opération ni sur les réglementations selon lesquelles se déroulent les occupations, ce qui aggrave l'incertitude parmi les personnes concernées.

L'opération d'avril dépasse en ampleur celle enregistrée le 19 février, lorsque les autorités ont immobilisé 181 véhicules —motos, tricycles électriques et triporteurs— dans le Centre Provincial de Dépôt de Santiago de Cuba, invoquant des infractions à la Loi 109 du Code de la Sécurité Routière.

En cette occasion, la station officielle CMKC a annoncé que les véhicules avaient été saisis pour stationnement illégal, conduite sans permis, mauvais état technique et modifications illégales sur les pots d'échappement.

Cette opération de février a également déclenché une vague de critiques de la part des citoyens.

"Vraiment avec la situation que nous vivons ? Maintenant que les transports sont si mauvais, ils décident d'être si radicaux et de retirer ce qui fait à peine circuler la population dans les rues. C'est une folie," a écrit l'utilisateur Adri Diva sur les réseaux sociaux.

Otros utilisateurs ont été tout aussi directs. "Ils ont choisi le pire moment pour cette loi", a souligné l'utilisateur Wik, tandis que Raul Oscar a résumé ainsi la conduite des autorités : "Rétention, interdiction, amende, saisie, c'est la procédure et les mots favoris du gouvernement".

L'impact de ces actions est particulièrement sévère étant donné l'effondrement des transports publics dans la province.

De 196 routes existantes à Santiago de Cuba, seulement 126 sont en service —soit 64,3%—, avec des fréquences réduites en raison d'une pénurie de carburant, de pièces de rechange et de la détérioration de près de 70% des voies.

Dans ce vide, les motos, les tricycles électriques et les voitures de transport informel sont devenus l'épine dorsale de la mobilité quotidienne de milliers de santiagueros, qui n'ont d'autre alternative pour se déplacer dans la ville.

La situation est d'autant plus contradictoire si l'on considère qu'en février 2026, le Ministère des Transports a émis des licences temporaires pour les motos et les tricycles sans plaque, valables jusqu'en décembre 2026, et que le 24 mars est entrée en vigueur la Résolution 7/2025 du Minint, qui a augmenté de cinq à six chiffres les plaques des motos et des cyclomoteurs pour régulariser des milliers de véhicules sans plaque.

Mientras que le régime lance des mesures de régularisation d'une main, de l'autre, il déploie des opérations de rétention massive qui frappent directement ceux qui maintiennent le transport de la population dans l'un des moments les plus critiques de la crise que traverse Cuba.

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